La bibliothèque d’Alexandrie

14 01 2008
Rouleau

Depuis quelques mois, le célèbre moteur de recherche google, a lancé le projet colossal Google Print.
Cette bibliothèque en ligne devra rassembler à terme une copie numérique de tous les livres relevant du domaine public ainsi qu’une compilation d’extraits des livres soumis aux droits d’auteurs. Le tout évidemment dans plusieurs langues.

Un projet pharaonesque digne de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie, aujourd’hui disparut.

À la mort d’Alexandre le Grand, ses généraux se partagèrent son immense empire.
Ptolémée, reçu l’Égypte et fit nommé pharaon.
Ptolémée Ier souhaita faire d’Alexandrie - ville fondée par Alexandre lors de la conquête d’Égypte - la capital culturel du monde.
En -288, il fit construire le Museion (Palais des Muses) abritant une université, une académie et une bibliothèque.
Ensuite, il demanda à chacun des pays connus d’envoyer une copie de toutes les oeuvres à disposition. Chaque livre était traduit en Grecs et classé dans l’immense bibliothèque.
Comme la ville était un port, il demanda également à tous les navires faisant escales à Alexandrie de permettre que les livres contenus à bords soient recopiés.

Vers -50 lorsque César arrive à Alexandrie, la bibliothèque contient 700 000 volumes.

Cependant, cette bibliothèque a aujourd’hui complètement disparu.
Il existe trois principales thèses qui tentent d’expliquer la destruction de cette bibliothèque :
- Soit lors de la guerre civile, opposant César à Pompée en -50.
- Soit lors des affrontements entre paganisme et christianisme entre 250 et 350.
- Soit une conséquence de la conquête arabe en 650.

Les avis sont contradictoires et confus. Aucune trace matérielle n’a été retrouvée à ce jour. Si bien que la bibliothèque d’Alexandrie relève presque du mythe.

Quel que soit la raison qui ai détruit ce monument du savoir, nous pouvons nous féliciter de l’opportunité qu’offre aujourd’hui internet de faire revivre ce projet.
Ptolémé avait-il imaginé que son rêve de rassembler tout le savoir de l’humanité en un seul lieu, renaitrait 2300 ans plus tard ?




La Libye antique

17 12 2007

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Toujours à l’affut d’une occasion pour lier l’histoire antique à l’actualité, je profite de la visite de Kadhafi en France pour vous parler de la Libye antique.

À l’Antiquité, pour les géographes grecques, la Libye désigne le désert s’étendant à l’ouest de la Vallée du Nil.

Au seuil du premier millénaire avant notre ère, les Phéniciens - peuples d’habiles navigateurs et commerçants issus du Liban actuel - cherchent de nouveaux débouchés en méditerranée.
Ils fondent plusieurs comptoirs à l’ouest de la Libye, sur la côte tripolitaine. Bientôt assujettis par les Carthaginois, trois comptoirs deviennent florissants : Tripoli, Sabratha et Leptis. Ces villes drainent toutes les richesses d’Afrique venues par caravanes du Niger ou du Sahara : or, ivoire, esclaves, pierres précieuses, plumes d’autruche…

Un peu plus tard, des Grecs émigrent en Libye pour fuir la sécheresse de leur île natale et fondent une nouvelle ville, Cyrène.

En 46 av. J.-C., la Libye devient Romaine. L’urbanisation des cités est repensée et le cordon commercial entre l’Afrique et l’Europe est sécurisée.
Les Romains transforment le pays en grenier de l’Empire. C’est aussi par ces marchants que Rome se fournit en animaux destinés au cirque.

Jusqu’à l’affaiblissement de l’Empire, la Libye est une région riche et prospère.

Lorsque Rome succombe sous le coup des barbares, la Libye est envahie par les Vandalles.
En 533 apr. J.-C., Byzance dans sa tentative de rétablir l’Empire, reconquiert la Libye. Mais le pays n’est plus que l’ombre de lui-même.

En 643, la Libye tombe définitivement sous le coup des conquérants arabes.