La Momie aux amulettes

16 06 2008

La Momie aux amulettes

L’Égypte est connue depuis l’antiquité comme le pays des momies.
D’autres peuples ont pratiqué des rituels de momifications plus ou moins complexes. Mais c’est sous le règne des pharaons que cette pratique est incontestablement la plus rependue.

Les musées du monde entier regorgent de momies de toutes les dynasties s’étalant sur une période de plus de 3500 ans.

Grâce à la technologie moderne, le musée de Besançon dévoile aujourd’hui une grande exposition inédite sur les résultats des dernières recherches concernant les méthodes et les rituels d’embaumement de l’Égypte ancienne.
En plus des quelque 300 objets présentés, le musée met à l’honneur imagerie scanner et reconstitution 3D de l’intérieur des momies.
Des technologies qui ont l’avantage de ” disséquer ” les momies en détail, sans les endommager !

Un pas de plus vers la compréhension de cette tradition entourée de sombres légendes.

Comme chacun sait, les Égyptiens de l’antiquité croient qu’une conservation matérielle du corps du défunt permet de poursuivre sa vie dans l’au-delà.
Mais en réalité, ce n’est pas si simple. La momie revêt un symbolisme religieux bien plus fort.

Dans le mythe, Seth, après avoir démembré Osiris, disperse ses restes aux quatre coins de l’Égypte. Isis emplie de chagrin réussi à réunir les différentes parties de son amour perdu et lui insuffle la vie à nouveau. Les deux amants enfin réunis donnent même naissance à un fils : Horus, qui vengera son père.
Osiris est donc la première momie, le Dieu de Morts et le garant de la vie dans l’Au-delà.
Les rituels d’embaumement et de momification célèbrent le mythe originel.

Au moment de la mort, les embaumeurs pratiquent des manipulations complexes et détaillées.
La première étape consiste à extraire le cerveau par les narines à l’aide d’un crochet métallique.
Ensuite, les tarycheutes (embaumeurs) retirent les viscères thoraciques et abdominales, excepté le coeur et les reins.
Les organes extraits sont lavés avec du vin de palme et des liqueurs, avant d’être déposés dans des réceptacles – les vases canopes – .
Le corps est ensuite rempli de gomme de cèdre, de myrrhe, de cannelle, et d’autres parfums.
Toutes les cavités évidées sont comblées par des compresses de tissu, l’incision suturée et le corps déposé pendant 70 jours dans un bain de natron sec – minéral d’origine vaporique – favorisant la déshydratation du corps.
À la fin de cette période, le corps est enveloppé de bandelettes imprégnées de gomme arabique.
Durant cette ultime préparation, des amulettes et des papyrus couverts de formules extraites du ” Livre des Morts “, sont déposés sur le corps.
Pour finir, le corps est emmailloté dans des linceuls de toile et déposé dans le sarcophage.

L’évolution des technologies modernes dans le domaine de l’imagerie et de la reconstitution tridimensionnelle laisse présager une augmentation importante du potentiel d’exploration des momies.
La dissection au scalpel appartient désormais au passé.

Les enfants d’Osiris ne seront plus jamais dérangés dans leur repos éternel.





L’Arche d’Alliance

26 05 2008

À l’heure de la sortie sur les écrans des dernières aventures d’Indiana Jones, on se souvient avec nostalgie du premier Opus de la série.
On découvrait alors un atypique professeur d’archéologie, parcourant le monde et affrontant mille dangers dans le but de retrouver un des objets les plus sacrés des religions monothéistes : l’Arche d’Alliance !

L’arche fait partie depuis toujours du patrimoine Judaïque.
Dans les textes sacrés on y trouve le périple de Moïse guidant le peuple d’Israël hors d’Égypte vers la terre promise.
Sur l’ordre du tout puissant, Moïse se rend sur le mont Sinaï. Dieu lui apparait alors et lui indique les plans de construction d’une arche.
La description de l’arche se trouve dans la Bible : le récit de l’Exode, au chapitre 25, des versets 10 à 21 :
«Tu feras une arche en bois d’acacia, longue de deux coudées et demie, large d’une coudée et demie, haute d’une coudée et demie. Tu la plaqueras d’or pur; tu la plaqueras au-dedans et au-dehors et tu l’entoureras d’une moulure en or. Tu couleras pour elle quatre anneaux d’or et tu les placeras à ses quatre pieds : deux anneaux d’un côté et deux anneaux de l’autre. Tu feras des barres en bois d’acacia, tu les plaqueras d’or et tu introduiras dans les anneaux des côtés de l’arche les barres qui serviront à la porter. Les barres resteront dans les anneaux de l’arche, elles n’en seront pas retirées. Tu placeras dans l’arche la charte que je te donnerai. Puis tu feras un propitiatoire en or pur, long de deux coudées et demie, large d’une coudée et demie. Et tu feras deux chérubins en or ; tu les forgeras aux deux extrémités du propitiatoire. Fais un chérubin à une extrémité, et l’autre chérubin à l’autre extrémité ; vous ferez les chérubins en saillie sur le propitiatoire, à ses deux extrémités. Les chérubins déploieront leurs ailes vers le haut pour protéger le propitiatoire de leurs ailes ; ils seront face à face et ils regarderont vers le propitiatoire. Tu placeras le propitiatoire au-dessus de l’arche et, dans l’arche, tu placeras la charte que je te donnerai. »

Des instructions très précises qui ont permis aux maquettistes du film d’en faire une reproduction assez précise.

Suivant les instructions de Yahvé (Dieu), Moïse dépose dans l’arche les deux tables de la loi sur lesquelles est inscrit le décalogue – les dix commandements- dicté par Dieu.
Mais l’arche est plus qu’un simple réceptacle.
Pour le peuple d’Israël, l’arche symbolise la présence de Yahvé sur terre. Si l’on en croit les écrits, cette présence n’est pas que symbolique, puisque Dieu se sert de l’arche comme d’une “radio” !
« C’est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins [...], je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël. »(Exode, XXV, 22).

Mais de sombres légendes existent aussi autour de l’Arche et de ses terribles pouvoirs dévastateurs. Les armées Israelites s’en seraient servies comme d’une arme contre leurs ennemis.

L’Arche châtie également tous ceux qui la touchent sans l’autorisation de l’Éternel !
N’oublions pas que l’Arche contient la puissance de Yahvé, le Dieu de l’Ancien Testament, un Dieu revendicatif, intransigeant et susceptible.
L’Arche réapparait également dans le Nouveau Testament au cours de la vision de la fin des temps de Jean « Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’Arche de son Alliance apparut dans son temple. Et il eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle ». (Apocalypse, XI, 19).

Finalement, le Roi Salomon fait bâtir le Temple de Jérusalem afin d’abriter l’arche. Mais le temple est détruit en -586 par le Roi babylonien Nabuchodonosor II lors de sa conquête du royaume de Juda. Les Juifs sont déportés vers Babylone comme esclave.
En -538, les Perse prennent Babylone et renvoient les Juifs à Jérusalem. Un second temple est construit en -515.
En -19 le Roi Hérode fait construire une massive extension du temple, mais en 70 les Romains détruisent à nouveau le Temple pour ne laisser que le Mur occidental aujourd’hui connu sous le nom ” le mur des Lamentations .

La trace de l’Arche disparait dès la première destruction du temple. De multiples théories et légendes décrivent le destin de l’Arche. Malgré de nombreuses recherches effectuées au cours de siècles par des explorateurs et archéologue de tout pays, elle reste toujours introuvable. Elle a probablement était détruite ou fondu pour récupérer l’or… a moins que des adorateurs l’ai déjà trouvé et dissimulé en lieu sûr !





Le Problème macédonien

26 03 2008
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Grece&Macedoine
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Hier, Erol Rizaov, le directeur du quotidien macédonien Utrinski Vesnik, publie une lettre ouverte au Président de la République française intitulé : «Monsieur Sarkozy, venez en Macédoine ! Les intérêts politiques peuvent-ils l’emporter sur le droit des peuples à l’autodétermination

Cette lettre relance une nouvelle fois la polémique étrange, mais complexe qui oppose la Grèce à la Macédoine depuis la chute du bloc communiste, déjà abordé dans un post précédent L’héritage d’Alexandre.

En effet en 1991, lors de l’éclatement de la Yougoslavie, cette petite région des Balkan sur la frontière Nord de la Grèce, s’autoproclame République de Macédoine et adopte le drapeau portant l’étoile de Vergina, symbole associé à Alexandre le Grand.
La Grèce est alors sous le choc et s’oppose violemment à cette décision ! Non pour l’indépendance de ce pays, mais simplement pour son nom et son drapeau.

Pourquoi cette réaction ? Et bien, tout simplement parce que la Grèce possède une région au nord de son territoire qui se nomme également la macédoine, mais surtout parce que, les grecs, très attachés a leur immense patrimoine historique, ont le sentiment que ce nouveau pays, tente de leur arraché une partie de leur histoire.
La région grecque de la macédoine avec sa ville de Pella est le lieu de naissance de leur plus grand héros, Alexandre le Grand.

Depuis, la Grèce tente de faire pression politiquement pour contraindre la république de macédoine à changer son nom et son drapeau. Mais la jeune république refuse, prétextant que la macédoine et Alexandre font également partie de leur héritage culturel.

Un Imbroglio politique qui divise la communauté internationale.

Le Président Sarkozy, a confirmé le soutient sans appel que porte la France à sa vielle ami la Grèce. Ce qui bien évidemment déplait à la Macédoine et explique cette lettre.
Le journaliste macédonien, invoque le droit des peuples à leur « autodétermination ». Il rappelle que la république de Macédoine s’est constituée démocratiquement et légalement, et que le nom et le drapeau ont été choisis librement par la volonté du peuple.

Pour éclaircir cette affaire, nous devons remonter en -334 av. J.-C.., Alexandre le Grand a unifié la plus part des pays de la Grèce et a étendu son royaume sur les tribus barbares du nord jusqu’a la frontière du Danube. Il tourne alors son regard vers l’Est et le Sud. Ses conquêtes le conduiront à soumettre d’immenses royaumes au-delà du monde connu.

De ce fait, les territoires de la république de macédoine actuelle ont été annexés à la macédoine antique en grande partie par Alexandre. Mais au même titre que le Monténégro, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, la Syrie, le Liban, Israël, l’Égypte, l’Arménie, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, etc.
Aucun de ces pays ne pense être cependant les légitimes héritiers de la Macédoine et d’Alexandre.
Les Grecs évoquent de plus, le fait que l’ancienne République yougoslave de Macédoine – seul nom reconnu par l’État grec – n’est pas un pays hellénique, mais bien slave !

Au premier abord, cela semble être un problème de second ordre, mais la Grèce ne compte pas en rester là, surtout depuis qu’ils se sont rendu compte que dans les manuels scolaires, l’État Macédonnien enseigne à ses enfants que la région macédonienne de la Grèce est un territoire légitime de la république de Macédoine !

La Grèce compte bien tout faire pour que l’ancienne République yougoslave de Macédoine cesse d’extorquer leur patrimoine, y compris en utilisant son droit de veto à l’entrée de son voisin dans l’OTAN et L’UE.

Entre droit à l’autodétermination et respect du patrimoine, le débat reste entier.

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macedonempire.jpg
Empire d’Alexandre le Grand
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L’héritage d’Alexandre

28 01 2008

-Alexandre le Grand

D’ici la fin de l’année, la Grèce a prévu de consacrer un musée au conquérant le plus célèbre de l’antiquité : Alexandre le Grand.
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Ce musée verra le jour dans sa ville natale de Pella, dans le nord de la Grèce, autrefois la capitale du petit royaume de Macédoine. Des mosaïques, des bijoux, et divers objets mis au jour sur le site de Pella y seront exposés.
Une annonce qui ravive les tensions entre la Grèce et son proche voisin la Macédoine. Les deux pays se disputant l’héritage culturel et historique d’Alexandre.
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En -356 à Pella, né le personnage le plus célèbre de l’Antiquité. Fils du roi Phillipe II de Macédoine et de la princesse Olympias de la Tribu des Molosses issus d’Épire, région montagneuse des Balkans.
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Dans son enfance, Alexandre reçoit pour précepteur le célèbre philosophe Aristote. Il se révèle être un élève intelligent et doué. Il se passionne particulièrement pour la médecine, l’histoire et les mathématiques.
Il fait preuve très jeune d’une détermination sans faille et d’une volonté de fer. À 10 ans, il parvient à dresser Bucéphale, un puissant cheval noir réputé indomptable. L’animal suivra plus tard Alexandre sur tous les champs de bataille.
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Alexandre portera la guerre aux confins du monde connu, il soumettra la Grèce (excepté Sparte), l’Égypte et l’immense Empire perse achéménide. Il poussa son armée jusqu’au nord de l’Inde et fonda près de 70 cités, dont la célèbre Alexandrie d’Égypte !
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Sa personnalité hors-norme et son rêve à la fois impossible et quasi réalisé d’unification du monde, le placent incontestablement parmi les personnages les plus charismatiques de son époque. Le fait qu’il est réalisé toutes ces prouesses dans un temps si court – il mourut mystérieusement à 33 ans à Babylone – transforme Alexandre en personnage quasi mystique. Une véritable légende admirée par tous. Les Romains le vénéreront même comme un Dieu.
À la fois excellent stratège, et féroce combattant, prenant part physiquement à chaque bataille, il sera admiré et imité par tous les conquérants aux courts des siècles suivants.
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N’ayant aucun successeur, les généraux d’Alexandre se partagèrent le monde à sa mort.
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On comprend dès lors pourquoi la Grèce et la Macédoine se disputent si violemment ce personnage, chacun voulant s’attribuer ce passé glorieux.
À noter que ce conflit prend de telles proportions que la Grèce menace de s’opposer à l’entrée de la Macédoine dans l’UE !
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