Les Soldats de l’éternité

15 05 2008

En ce moment la Pinacothèque de Paris expose quelques soldats et chevaux en terre cuite issus du célèbre mausolée du Premier Empereur de Chine Qin Shi Huangdi.

Lorsque le futur Empereur, succède à son père sur le trône du royaume de Qin en -247 av J.C., la chine est divisée en sept royaumes se faisant perpétuellement la guerre. Les Chinois appellent cette période “zhàn guó“, les Royaumes combattants.

Le nouveau Roi de Qin rêve d’unifier les sept royaumes en un seul et ainsi mettre un terme aux guerres intestines qui consume la Chine depuis plus de 5 siècles ! Un rêve plus qu’ambitieux.
À la tête d’une immense armée qui aurait atteint près d’1 million d’âmes, et d’une artillerie à la puissance de feu colossale, le Roi de Qin soumet un à un tous les Royaumes combattants.

En -221, le nouveau maître de la Chine est proclamé “Qin Shi Huangdi“, Premier Empereur de Chine !
Il prône la méritocratie - système politique fondé sur le mérite et non l’origine sociale - et instaure un régime autoritaire ne souffrant aucune contestation.
Il fait également construire un immense réseau routier, des tronçons de la célèbre grande muraille et unifie les langues, l’écriture, les poids et les mesures.

Victime de plusieurs tentatives d’assassinat, l’Empereur succombe à une réelle obsession autour de sa mort. Il part en quête de l’immortalité et fouille chaque recoin de l’Asie en quête d’un remède miracle contre la mort !

Voyant sa fin arrivée et désespérant de trouver sa fontaine de jouvence, il fait édifier un mausolée démesuré sur plus de 56 km2 sous un tumulus haut de 115 m. Des artisans de tout l’empire sont convoqués pour effectuer une copie en terre cuite de tous ses hommes et chevaux avec armes et armures - chaque statue étant unique -. L’Empereur espérant que son armée le suivrait ainsi dans l’autre monde.

Une fois l’ouvrage terminé, tous les artisans ayant participé à la construction du tombeau sont ensevelis vivant afin de garder le secret.
Mais certains résistent et volent les armes des statues pour se battre contre les gardes. Un incendie éclate dans le tumulus et la structure s’effondre sur l’armée de terre cuite.
Finalement, la révolte est étouffée et à la mort de l’empereur tous les témoins sont exécutés.

Le secret sera bien gardé, puisque personne ne se souviendra du tumulus jusqu’à ce que des paysans le découvrent par hasard en 1974.

Aujourd’hui, seulement une petite partie du tumulus a été fouillé.
En effet, les fouilles mettent en péril l’intégrité des statuts - la peinture ne supporte pas l’exposition à l’air et disparait en quelques heures-. L’État chinois a demandé de suspendre les fouilles le temps que la technologie permette d’extraire ces richesses sans dommage.
De plus, le tombeau lui-même comporte - selon d’anciens écrits - de nombreux pièges mortels protégeant la tombe de l’empereur.
Les archéologues cherchent à s’assurer que l’ouverture du tombeau ne comporte aucun risque.

La partie fouillée est accessible au public. On y trouve de nombreux fantassins, mais aussi des archers, des chars, des cavaliers et des généraux. Ils portent tous des armes en bronze recouvertes d’une fine couche de chrome qui garantit le filet de la lame même après avoir séjourné plus de 2000 ans sous terre ( les armes ont malheureusement étaient retirés des statuts pour analyse). D’autres fosses présentent des notables, juges, scribes, des musiciens, etc.

Le reste du Mausolé révélera surement d’autres surprises encore plus incroyables.

Pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir admirer ces merveilles au musée de Xi’an en Chine, je leur conseil vivement de faire un tour à la Pinacothèque de Paris afin d’admirer quelques une des ces oeuvres incroyables de la Chine antique.





Temudjin, le roi des steppes

25 02 2008
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Gengis Khan
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Cette semaine, je déborde un peu de la période historique de ma ligne éditoriale pour vous présenter la sortie, le 9 avril 2008, du film Mongol.
Ce long métrage russe réalisé par Sergei Bodrov, raconte l’incroyable destinée du grand conquérant Mongol Temudjin, plus connu sous le nom de Gengis Khan.
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Gengis Khan est une figure légendaire et fortement respectée en Mongolie, mais aussi dans le reste du monde.
Connu pour son génie militaire et sa capacité de leadership, le grand Khan est également tristement célèbre pour son gout sanguinaire du pillage et du carnage.
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Temudjin est né vers 1155 dans une tribu mongole de la province de Henty, non loin d’Oulan-Bator, la capitale actuelle de la Mongolie.
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Capturé jeune par une tribu ennemie à son clan, il sera mis au fer et réduit en esclavage.
Il réussit à s’échapper, mais retrouve sa famille plongée dans la misère, car chassé du clan et privé du père assassiné quelques années auparavant.
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Quelque temps après son mariage, des guerriers de la tribu des Merkit pillent son camp pendant son absence et enlèvent sa femme.
Ivre de rage, Temudjin réussit à rassembler à sa cause de nombreux jeunes gens avides d’aventures. Il parvient à délivrer son épouse et massacre les Merkit sur les bords de la Buura vers 1181.
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Vers 1195, après une série de guerres et d’alliances, Témudjin est nommé Khan - roi des peuples de la steppe -. D’une multitude de nomades apatrides, il constitue une immense armée prête à dévorer le monde.
À partir de ce moment, Gengis n’aura de cesse de mener sa horde de raids en raids. D’abord à travers les riches territoires de la Chine, puis au-delà de la steppe vers le soleil couchant, là où les hommes aux yeux ronds vivent dans des déserts chaud et aride ou dans des forêts froide et humide.
Le Khan et ses descendants sèmeront la mort et la désolation dans toute l’Asie et le Moyen-Orient. Ils s’aventureront même jusqu’au coeur de l’Europe !
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Considéré comme un fléau divin, les Occidentaux et les Orientaux voient impuissant les troupes du Khan déferlé sur leurs terres.
Les Mongols se retirent ensuite, aussi rapidement qu’ils sont apparus, après avoir pillés, violés, brulés et massacrés tout sur leur passage.
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Le grand Khan meurt finalement en 1227, des suites d’une chute de cheval. L’empire se divise à nouveau.
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Dans beaucoup de pays, Gengis Khan et son armée de féroces cavaliers, sont encore aujourd’hui perçues comme l’incarnation de la cruauté et de la destruction.
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Un chapitre important de l’Histoire du continent eurasien que Sergei Bodrov a tenté de mettre en scène dans son film :
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N. B. Je vous conseille également la lecture du livre “Le loup mongol” de Homeric. Un roman passionnant racontant la chevauchée épique de Témudjin, futur Gengis Khan.
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