Le Problème macédonien

26 03 2008
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Grece&Macedoine
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Hier, Erol Rizaov, le directeur du quotidien macédonien Utrinski Vesnik, publie une lettre ouverte au Président de la République française intitulé : «Monsieur Sarkozy, venez en Macédoine ! Les intérêts politiques peuvent-ils l’emporter sur le droit des peuples à l’autodétermination

Cette lettre relance une nouvelle fois la polémique étrange, mais complexe qui oppose la Grèce à la Macédoine depuis la chute du bloc communiste, déjà abordé dans un post précédent L’héritage d’Alexandre.

En effet en 1991, lors de l’éclatement de la Yougoslavie, cette petite région des Balkan sur la frontière Nord de la Grèce, s’autoproclame République de Macédoine et adopte le drapeau portant l’étoile de Vergina, symbole associé à Alexandre le Grand.
La Grèce est alors sous le choc et s’oppose violemment à cette décision ! Non pour l’indépendance de ce pays, mais simplement pour son nom et son drapeau.

Pourquoi cette réaction ? Et bien, tout simplement parce que la Grèce possède une région au nord de son territoire qui se nomme également la macédoine, mais surtout parce que, les grecs, très attachés a leur immense patrimoine historique, ont le sentiment que ce nouveau pays, tente de leur arraché une partie de leur histoire.
La région grecque de la macédoine avec sa ville de Pella est le lieu de naissance de leur plus grand héros, Alexandre le Grand.

Depuis, la Grèce tente de faire pression politiquement pour contraindre la république de macédoine à changer son nom et son drapeau. Mais la jeune république refuse, prétextant que la macédoine et Alexandre font également partie de leur héritage culturel.

Un Imbroglio politique qui divise la communauté internationale.

Le Président Sarkozy, a confirmé le soutient sans appel que porte la France à sa vielle ami la Grèce. Ce qui bien évidemment déplait à la Macédoine et explique cette lettre.
Le journaliste macédonien, invoque le droit des peuples à leur « autodétermination ». Il rappelle que la république de Macédoine s’est constituée démocratiquement et légalement, et que le nom et le drapeau ont été choisis librement par la volonté du peuple.

Pour éclaircir cette affaire, nous devons remonter en -334 av. J.-C.., Alexandre le Grand a unifié la plus part des pays de la Grèce et a étendu son royaume sur les tribus barbares du nord jusqu’a la frontière du Danube. Il tourne alors son regard vers l’Est et le Sud. Ses conquêtes le conduiront à soumettre d’immenses royaumes au-delà du monde connu.

De ce fait, les territoires de la république de macédoine actuelle ont été annexés à la macédoine antique en grande partie par Alexandre. Mais au même titre que le Monténégro, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, la Syrie, le Liban, Israël, l’Égypte, l’Arménie, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, etc.
Aucun de ces pays ne pense être cependant les légitimes héritiers de la Macédoine et d’Alexandre.
Les Grecs évoquent de plus, le fait que l’ancienne République yougoslave de Macédoine - seul nom reconnu par l’État grec - n’est pas un pays hellénique, mais bien slave !

Au premier abord, cela semble être un problème de second ordre, mais la Grèce ne compte pas en rester là, surtout depuis qu’ils se sont rendu compte que dans les manuels scolaires, l’État Macédonnien enseigne à ses enfants que la région macédonienne de la Grèce est un territoire légitime de la république de Macédoine !

La Grèce compte bien tout faire pour que l’ancienne République yougoslave de Macédoine cesse d’extorquer leur patrimoine, y compris en utilisant son droit de veto à l’entrée de son voisin dans l’OTAN et L’UE.

Entre droit à l’autodétermination et respect du patrimoine, le débat reste entier.

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Empire d’Alexandre le Grand
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Ceux qui vont mourir te saluent !

3 03 2008
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Gladiateur
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Dans une société civilisée où la violence est bannie du comportement social citoyen, un exutoire passionnel et ludique s’avère souvent indispensable.
Petit à petit, grâce à ses qualités propres, mais grandement aidées par l’hypermédiatisation de notre époque, le sport et en particulier le football s’est imposé comme le plus important de ces exutoires, rejoignant les Jeux du Cirque de la Rome Antique.
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La crainte de l’étranger, du barbare brutal et impitoyable menaçant la civilisation, a toujours été au coeur des préoccupations des Romains.
Depuis les prémisses de la République jusqu’à la chute de l’Empire, cette crainte a été le moteur de l’aventure romaine.
C’est cette peur qui pousse les Romains à organiser, inventer, créer.
C’est cette peur qui pousse Rome à dominer le monde, à éduquer et civiliser cette bête incontrôlable de barbare. C’est cette peur aussi qui paradoxalement nourrit l’esprit sanguinaire et violent de Rome.
Une époque sanglante de guerre quasi perpétuelle, une époque du culte de la force virile et de la mort.
Rome est une société qui a besoin d’un exutoire à la hauteur de ses ambitions.
Les Jeux du cirque sont le reflet de cette civilisation si brillante et si sombre.
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Ces jeux comprennent des activités nombreuses et variées : des courses, de l’athlétisme, de la boxe, du théâtre, etc.
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Le plus prestigieux des jeux était probablement les célèbres courses de chars.
À l’image de nos courses automobiles modernes, les chars devaient effectuer sept tours de piste, et cela le plus rapidement possible. Tous les coups étaient évidemment permis, et même encouragés. Les accidents étaient fréquents et souvent mortels.
Les chars étaient tirés par 2, 3 ou 4 chevaux et de façon tout a fait exceptionnel, on pouvait assisté a des courses de chars tirées par 12 chevaux !
Le circus maximus de Rome mesuré 1500 m et pouvaient contenir 300 000 spectateurs, soit 1/3 de la ville !
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D’autres spectacles, plus populaires encore, mettaient en scène les combats de gladiateurs. Prisonniers de guerre, condamnés, professionnels ou simples aventuriers, entraînés à tuer dans le sable de l’arène.
De véritable “Star de leur temps, les gladiateurs magnifient ce que les Romains admirent par-dessus tout : la force et le courage.
Les gladiateurs les plus talentueux jouissaient d’une immense popularité : un thrace surnommé Suspirium Puellarum, « le soupir des jeunes filles » mettait en transe les femmes de Pompéi !
De la même façon qu’un joueur de football réputé, un gladiateur célèbre rapporte beaucoup d’argent à son écurie, c’est pourquoi il bénéficie des meilleurs soins et d’une vie relativement confortable.
Après plusieurs victoires, le gladiateur peut obtenir un sabre de bois - le rudius - signe de sa libération. Certains, devenus riches, deviennent des notables respectés.
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Pour plus de spectacles encore, des animaux (taureaux, ours, sangliers, crocodiles, molosses, lions, tigres, etc.) étaient également utilisés lors des jeux.
Soit simplement pour l’exécution des prisonniers, soit lors de chasse complexe où des chasseurs expérimentés traquent des bêtes féroces dans des décors naturels reconstitués sur le sable de l’arène.
Lors de l’inauguration du Colisée, 9000 animaux venus des quatre coins de l’Empire sont massacrés dans l’arène.
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Enfin, chose complètement extravagante et inégalée même de nos jours, le Colisée pouvait se transformer en bassin géant pouvant accueillir des navires de guerre !
Auguste fera ainsi reconstituer la bataille navale de Salamine avec 3000 combattants figurant les Athéniens et les Perses devant 50 000 spectateurs en liesse.
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Des spectacles qui devaient être grandioses et qui en comparaison, rendent totalement insipides les coupes du monde de football ou de rugby moderne.
Toutefois, ces «matchs» avaient propoblement le même rôle social que nos sports modernes.
Panem et Circenses «du Pain et des Jeux», cette célèbre expression reprise régulièrement dans les débats politiques modernes, symbolise parfaitement les besoins primaires d’une foule et nous rappel sans cesse la similitude de notre société avec celle des Romains.
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Les Lupercales ou le “speed dating” antique.

11 02 2008
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Romulus et Remus

Ce 14 février, nos sociétés modernes s’apprêtent à fêter la Saint Valentin, appelé également la fête des amoureux.
Une fête créée par l’Église Catholique durant le Haut Moyen Age, célébrant l’amour romantique.
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Mais en creusant un peu plus, on s’aperçoit que cette fête substitue une fois de plus une autre fête, plus ancienne et moins vertueuse.
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Dans le Rome Antique, le 15 février corresponds aux lupercales ou festivals de Lupercus, dieu de la fertilité.
Les prêtres organisent tout d’abord des rituels de purification. Ils sacrifient un bouc dans le lupercal, grotte légendaire où une louve aurait allaité Romulus et Rémus, les deux fondateurs de Rome. Les Prêtres enduisent ensuite de jeunes gens nus du sang récolté.
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S’ensuit la course des lupercales, pendant lesquels les prêtres et les jeunes gens courent dans les rues de la ville en fouettant les passants avec des lanières découpées sur la peau de l’animal sacrifié. Les femmes en particulier se placent sur leur trajet, dans l’espoir d’une grossesse heureuse et d’un accouchement sans douleur.
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Enfin, les célébrations se terminent par de grands banquets de célibataires au cours desquels les jeunes hommes tirent au sort leur compagne pour la soirée ou participent à des jeux de cache-cache afin de trouver une partenaire.
Une sorte de speed dating antique qui favorise la formation de couple et mène parfois au mariage.
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À noter que les archéologues italiens pensent avoir découvert la grotte mythique du lupercal, l’an dernier sous le mont Palatin a Rome.
Voici les premières images vidéo de cette fantastique découverte :
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Le Nouvel An Chinois

4 02 2008
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Nouvel An Chinois
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Ce 7 février sera fêtait le Nouvel An Chinois. Fête traditionnelle qui remonte à l’antique Asie.
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La légende raconte que dans les temps anciens, un monstre féroce descendait des montagnes, chaque hiver à la même période, pour dévorer les villageois. Avec le temps les villageois apprirent à combattre Nian - le monstre à tête de lion et corps de taureau - en l’effrayant avec de la lumière, des chiffons rouges et des pétards. Les Villageois heureux de leur victoire sur la bête, festoyaient jusqu’au lever du jour.
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Plus tard lors d’une fête du Nouvel An, l’Empereur de Jade - le Seigneur de tous les dieux taoïste - convia tout les animaux de la terre à lui rendre visite. Seuls douze d’entre eux obéirent.
L’énergique buffle ouvrit la marche tout le long du chemin, mais il ne s’était pas aperçu que le rat, rusé, s’était perché sur lui. Au moment d’arriver devant l’empereur, le rat sauta devant le buffle et l’empereur le vit en premier.
Arrivèrent ensuite le Tigre souriant, le Chat prudent, l’étincelant Dragon, le sage Serpent, le Cheval talentueux, la Chèvre sensible, le malin Singe, le Coq fier, le Chien fidèle et pour finir le Cochon scrupuleux.
En guise de remerciement, le dieu instaura une année « symbolique » en l’honneur de chacun de ses visiteurs. Il décréta également que chaque nouveau-né hériterait désormais des caractéristiques de l’animal de son année de naissance.
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Depuis, la Chine et tous les pays où l’influence chinoise est importante, continu de célébrer cette tradition.
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Bonne année du Rat !
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« Xīn nián hǎo »
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