Temudjin, le roi des steppes

25 02 2008
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Gengis Khan
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Cette semaine, je déborde un peu de la période historique de ma ligne éditoriale pour vous présenter la sortie, le 9 avril 2008, du film Mongol.
Ce long métrage russe réalisé par Sergei Bodrov, raconte l’incroyable destinée du grand conquérant Mongol Temudjin, plus connu sous le nom de Gengis Khan.
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Gengis Khan est une figure légendaire et fortement respectée en Mongolie, mais aussi dans le reste du monde.
Connu pour son génie militaire et sa capacité de leadership, le grand Khan est également tristement célèbre pour son gout sanguinaire du pillage et du carnage.
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Temudjin est né vers 1155 dans une tribu mongole de la province de Henty, non loin d’Oulan-Bator, la capitale actuelle de la Mongolie.
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Capturé jeune par une tribu ennemie à son clan, il sera mis au fer et réduit en esclavage.
Il réussit à s’échapper, mais retrouve sa famille plongée dans la misère, car chassé du clan et privé du père assassiné quelques années auparavant.
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Quelque temps après son mariage, des guerriers de la tribu des Merkit pillent son camp pendant son absence et enlèvent sa femme.
Ivre de rage, Temudjin réussit à rassembler à sa cause de nombreux jeunes gens avides d’aventures. Il parvient à délivrer son épouse et massacre les Merkit sur les bords de la Buura vers 1181.
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Vers 1195, après une série de guerres et d’alliances, Témudjin est nommé Khan - roi des peuples de la steppe -. D’une multitude de nomades apatrides, il constitue une immense armée prête à dévorer le monde.
À partir de ce moment, Gengis n’aura de cesse de mener sa horde de raids en raids. D’abord à travers les riches territoires de la Chine, puis au-delà de la steppe vers le soleil couchant, là où les hommes aux yeux ronds vivent dans des déserts chaud et aride ou dans des forêts froide et humide.
Le Khan et ses descendants sèmeront la mort et la désolation dans toute l’Asie et le Moyen-Orient. Ils s’aventureront même jusqu’au coeur de l’Europe !
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Considéré comme un fléau divin, les Occidentaux et les Orientaux voient impuissant les troupes du Khan déferlé sur leurs terres.
Les Mongols se retirent ensuite, aussi rapidement qu’ils sont apparus, après avoir pillés, violés, brulés et massacrés tout sur leur passage.
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Le grand Khan meurt finalement en 1227, des suites d’une chute de cheval. L’empire se divise à nouveau.
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Dans beaucoup de pays, Gengis Khan et son armée de féroces cavaliers, sont encore aujourd’hui perçues comme l’incarnation de la cruauté et de la destruction.
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Un chapitre important de l’Histoire du continent eurasien que Sergei Bodrov a tenté de mettre en scène dans son film :
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N. B. Je vous conseille également la lecture du livre “Le loup mongol” de Homeric. Un roman passionnant racontant la chevauchée épique de Témudjin, futur Gengis Khan.
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Le mystère des crânes de cristal

18 02 2008

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Le 22 mai prochain, l’archéologue le plus célèbre de l’histoire du cinéma fait son come-back sur les écrans !
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal” est le quatrième volet des aventures du Docteur Henry Walden Jones Junior, plus connu sous le nom d’Indiana Jones.
Armée de son fouet et coiffé de son légendaire Fedora, Indy se lance cette fois-ci à la recherche de mystiques crânes de cristal.

Un scénario qui fait vraisemblablement référence aux très controversées sculptures de quartz représentant des crânes humains, découverts en Amérique durant le XIXe et XXe siècle.

D’origine précolombienne, ces crânes sont sensés appartenir aux cultures aztèque ou maya.
Certains spécialistes les attribuent à une représentation de Mictecacihuatl, la reine de l’inframonde, épouse du seigneur de la mort aztèque.
D’autres prêtent à ses crânes, des pouvoirs surnaturels voire même des origines extraterrestres !

Les amateurs d’ésotérisme les nomment “skull of doom“, prétendant que les prêtres indiens les utilisaient pour des cérémonies de magie noire.
D’autres encore prétendent que ces objets ont été transmis par des extraterrestres ou les Atlantes. Les crânes seraient alors des sortes “d’ordinateur minéral” sensé révéler la mission et l’avenir de l’humanité.

Dans le folklore méso-américain, une légende raconte que douze crânes de cristal ont été cachés au Mexique lors de la conquête espagnole. Lorsque tous les crânes seront à nouveaux réunis, l’empire aztèque se reconstituera.

Pour les archéologues, l’origine exacte de ces crânes reste encore un mystère. Beaucoup crient à la supercherie, soupçonnant les crânes d’avoir été fabriqué au XIX siècle à l’aide de machine du fait de leur conception élaboré.

Les différents crânes retrouvés sont entreposés dans des musées à Londres, Paris ou Washington et attendent de recevoir un jugement définitif sur leur origine.
« Dans l’impossibilité de dater des objets en quartz et tant que l’un d’eux n’aura pas été mis au jour dans le cadre de fouilles archéologiques modernes, il est impossible de conclure de façon irréfutable à leur ancienneté. »
La question reste donc en suspend.

Peut-être que le film de Steven Spielberg apportera une lumière nouvelle sur ce mystère?

En attendant, voici le teaser :




Rome, chute et fin.

29 10 2007

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À peine deux ans après sa naissance et deux saisons, la série TV “Rome” de la chaîne américaine HBO tire sa révérence. Et ce, en dépit d’un excellent taux d’audience, de la réussite des ventes DVD de la première saison et d’une flopée de prix, dont sept Emmmy Awards.
La raison de cet échec est due à son budget pharaonique - jamais vu à la télévision – de plus de 100 millions de dollars !

Une décision qui va décevoir un public de fans devenus accros aux aventures des deux légionnaires romains Titus Pullo et Lucius Vorenus.

Seule consolation, la sortie récente de la saison 2 en DVD.

Rome restera sans doute l’une des plus grandes séries télévisées de la décennie.




La bataille des Thermopyles.

15 10 2007

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Afin de célébrer la sortie en DVD du film “300″, l’article de cette semaine portera sur la bataille des Thermopyles.

Fait rare au cinéma, le film de Zack Snyder traite d’une des batailles les plus célèbres de l’Histoire antique.
Certes, la mise en scène tirée du roman graphique de Frank Miller peint une fresque esthétique et romancée, mais sur le fond, ce fait d’arme légendaire reste bien retranscrit.

La bataille des Thermopyles se déroule en 480 av. J-C.
Elle oppose une alliance des cités grecques à une invasion de l’empire Achéménide dirigé par le Roi Xerxès.
L’empire Achéménide est un immense empire Perse qui s’étend sur une grande partie du Moyen-Orient.
Le père de Xerxès, Darius 1er avait déjà tenté une incursion 10 ans plus tôt, mais avait été défait à Marathon.
Le nouveau Roi avait donc préparé une immense armée pour affronter les Grecs. Certains, comme l’historien grec Hérodote, annonce le chiffre colossal de 5 millions d’hommes. Mais il est plus raisonnable de penser que les Perses étaient un peu plus de 250 000. Nombre déjà considérable pour l’époque.

Le commandement des armées Grecques est confié à deux Spartiates, le roi Léonidas 1er pour les fantassins et Eurybiade pour la flotte grecque.

Grâce à une tempête et à la maîtrise maritime grecque, les Perses perdent une grande partie de leur flotte. Ils sont contraints de passer par la terre et de marcher sur Léonidas et son armée.

Léonidas choisit la position défensive des Thermopyles afin d’arrêter l’avancée Perse et espère gagner suffisamment de temps afin que le gros de l’armée Grecque les rejoignent.
Les Spartiates qui étaient probablement les meilleurs combattants de cette époque du fait de leur culture guerrière, repoussent facilement les premiers assauts de l’armée de Xerxès. Les Perses subissent de nombreuses pertes, y compris les troupes d’élites Perses, les légendaires “Immortels”.
Mais Léonidas est trahis par un certain Ephialtès qui montre aux Perses le moyen de contourner les Spartiates.
Léonidas renvoi le gros de ses hommes (6000) rejoindre le reste de l’armée Grecque et résiste héroïquement avec 300 soldats avant de succomber sous le nombre.

Une fois rassemblée, l’alliance grecque anéantira les rêves de conquête de Xerxès.

La bataille des Thermopyles devint le symbole de la résistance grecque et de l’esprit de sacrifice des spartiates.