
L’autre jour, en passant devant le rayon BD d’un grand magasin, une couverture attire mon attention. Plus exactement, un dessin de sphinx à tête barbue qui me rappelle étrangement les représentations ornant les temples Sumerien.
En examinant la couverture de plus près, je me rends compte avec surprise que la BD a pour titre “La Porte d’Ishtar“, du nom d’une des huit portes de la cité mythique de Babylone !
Mais l’intérieur de la BD est encore plus surprenant : outre la qualité graphique des illustrations, les auteurs semblent s’appuyer sur des documentations solides pour reconstituer la Cité disparu.
Le scénario se base sur une enquête policière : une jeune scribe nommée Taliya, est fraichement promue par la Reine au poste de “Scribe de Justice royale“, l’équivalent moderne d’une sorte de procureur.
À travers Taliya, nous découvrons la société Babylonienne du 9° siècle av. J.-C. et son système de Justice à la fois très archaïque (condamnation brutale, recourt au jugement divin) et très moderne (investigation rationnelle et présomption d’innocence).
Alors que Taliya est une jeune femme sans expérience dans un milieu exclusivement masculin, elle se retrouve rapidement plongée dans une sombre affaire de meurtre. Ses investigations l’amènent à soupçonner un complot de vaste envergure, impliquant de hauts dignitaires de Babylone !
Une histoire en somme très classique, mais qui ne sert en réalité que de prétexte pour une balade au coeur de la grande Babylone à la découverte de ses monuments et de ses habitants.
Espérons que le regain d’intérêt du marché de la Bande Dessinée pour les histoires antique se poursuive.
À quand l’épopée d’Alexandre, de César ou d’Hannibal en BD ?!
Scénario : Alain PARIS
Dessin : Simon DUPUIS
Titre : La Porte d’Ishtar
Tome : 1 – La Nuit des Masques
Edition : Les Humanoides Associés
