L’héritage d’Alexandre

28 01 2008

-Alexandre le Grand

D’ici la fin de l’année, la Grèce a prévu de consacrer un musée au conquérant le plus célèbre de l’antiquité : Alexandre le Grand.
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Ce musée verra le jour dans sa ville natale de Pella, dans le nord de la Grèce, autrefois la capitale du petit royaume de Macédoine. Des mosaïques, des bijoux, et divers objets mis au jour sur le site de Pella y seront exposés.
Une annonce qui ravive les tensions entre la Grèce et son proche voisin la Macédoine. Les deux pays se disputant l’héritage culturel et historique d’Alexandre.
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En -356 à Pella, né le personnage le plus célèbre de l’Antiquité. Fils du roi Phillipe II de Macédoine et de la princesse Olympias de la Tribu des Molosses issus d’Épire, région montagneuse des Balkans.
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Dans son enfance, Alexandre reçoit pour précepteur le célèbre philosophe Aristote. Il se révèle être un élève intelligent et doué. Il se passionne particulièrement pour la médecine, l’histoire et les mathématiques.
Il fait preuve très jeune d’une détermination sans faille et d’une volonté de fer. À 10 ans, il parvient à dresser Bucéphale, un puissant cheval noir réputé indomptable. L’animal suivra plus tard Alexandre sur tous les champs de bataille.
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Alexandre portera la guerre aux confins du monde connu, il soumettra la Grèce (excepté Sparte), l’Égypte et l’immense Empire perse achéménide. Il poussa son armée jusqu’au nord de l’Inde et fonda près de 70 cités, dont la célèbre Alexandrie d’Égypte !
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Sa personnalité hors-norme et son rêve à la fois impossible et quasi réalisé d’unification du monde, le placent incontestablement parmi les personnages les plus charismatiques de son époque. Le fait qu’il est réalisé toutes ces prouesses dans un temps si court - il mourut mystérieusement à 33 ans à Babylone - transforme Alexandre en personnage quasi mystique. Une véritable légende admirée par tous. Les Romains le vénéreront même comme un Dieu.
À la fois excellent stratège, et féroce combattant, prenant part physiquement à chaque bataille, il sera admiré et imité par tous les conquérants aux courts des siècles suivants.
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N’ayant aucun successeur, les généraux d’Alexandre se partagèrent le monde à sa mort.
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On comprend dès lors pourquoi la Grèce et la Macédoine se disputent si violemment ce personnage, chacun voulant s’attribuer ce passé glorieux.
À noter que ce conflit prend de telles proportions que la Grèce menace de s’opposer à l’entrée de la Macédoine dans l’UE !
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Les vétérans de Rome

22 01 2008
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Légionnaire
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Ce dimanche, l’avant-dernier poilu est décédé à 110 ans. Une longue vie pour ce vétéran de la “Grande Guerre”.
Jacques Chirac lui avait promis des obsèques solennelles de portée nationale, mais Louis de Cazenave a préféré des obsèques en toute simplicité.
La nation regarde d’un oeil plus ou moins distrait disparaitre les derniers témoins de cet épisode sombre de notre pays.
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À Rome, le traitement réservé aux anciens soldats était de la plus haute importance, notamment après les réformes du consul Caius Marius en -107 où l’armée fut rationalisée, professionnalisée et ouverte à tous, posant ainsi les bases des armées modernes.
Une fois leur service militaire effectué - d’une durée d’environ 20 ans - le soldat a le choix entre rempiler dans un corps d’élite ou prendre sa retraite.
La libération des vétérans donne lieu à une cérémonie solennelle et ces derniers obtiennent privilèges, somme d’argent et lopin de terre.
Ces récompenses et la citoyenneté accordée aux soldats motivent les habitants de tout l’empire à intégrer les glorieuses légions. Un apport inestimable de valeureux combattant, carburant essentiel de l’immense machine de guerre romaine.
De plus, l’octroi de terres aux vétérans dans les zones les plus reculées de l’empire participe activement aux maintiens de la Pax Romana et par conséquent à la stabilité de l’empire.
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Une ingénieuse stratégie plaçant le soldat romain au coeur de tout le procédé de pacification et de civilisation du monde tel que Rome l’envisageait.
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La bibliothèque d’Alexandrie

14 01 2008
Rouleau

Depuis quelques mois, le célèbre moteur de recherche google, a lancé le projet colossal Google Print.
Cette bibliothèque en ligne devra rassembler à terme une copie numérique de tous les livres relevant du domaine public ainsi qu’une compilation d’extraits des livres soumis aux droits d’auteurs. Le tout évidemment dans plusieurs langues.

Un projet pharaonesque digne de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie, aujourd’hui disparut.

À la mort d’Alexandre le Grand, ses généraux se partagèrent son immense empire.
Ptolémée, reçu l’Égypte et fit nommé pharaon.
Ptolémée Ier souhaita faire d’Alexandrie - ville fondée par Alexandre lors de la conquête d’Égypte - la capital culturel du monde.
En -288, il fit construire le Museion (Palais des Muses) abritant une université, une académie et une bibliothèque.
Ensuite, il demanda à chacun des pays connus d’envoyer une copie de toutes les oeuvres à disposition. Chaque livre était traduit en Grecs et classé dans l’immense bibliothèque.
Comme la ville était un port, il demanda également à tous les navires faisant escales à Alexandrie de permettre que les livres contenus à bords soient recopiés.

Vers -50 lorsque César arrive à Alexandrie, la bibliothèque contient 700 000 volumes.

Cependant, cette bibliothèque a aujourd’hui complètement disparu.
Il existe trois principales thèses qui tentent d’expliquer la destruction de cette bibliothèque :
- Soit lors de la guerre civile, opposant César à Pompée en -50.
- Soit lors des affrontements entre paganisme et christianisme entre 250 et 350.
- Soit une conséquence de la conquête arabe en 650.

Les avis sont contradictoires et confus. Aucune trace matérielle n’a été retrouvée à ce jour. Si bien que la bibliothèque d’Alexandrie relève presque du mythe.

Quel que soit la raison qui ai détruit ce monument du savoir, nous pouvons nous féliciter de l’opportunité qu’offre aujourd’hui internet de faire revivre ce projet.
Ptolémé avait-il imaginé que son rêve de rassembler tout le savoir de l’humanité en un seul lieu, renaitrait 2300 ans plus tard ?




Solstice d’hiver

9 01 2008

Vieux Père Noël

Les fêtes de fin d’année que nous connaissons aujourd’hui prennent leur racine dans l’Antiquité, bien avant le christianisme ou l’invention du Père Noël de Coca-Cola.
Les Romains, les Celtes et les Germains célébraient en cette période de l’année des festivités aux rites étrangement similaires aux nôtres. Cette période correspond au solstice d’hiver qui marque le rallongement des jours.

À Rome, les citoyens fêtaient les Saturnales en l’honneur du Dieu Saturne. De grandes festivités étaient organisées où tous les excès étaient permis. Les hommes et les femmes portaient des guirlandes autour du coup et s’offraient des cadeaux. Les esclaves jouissaient d’une relative liberté, devenant les égaux des citoyens. Les maitres devenant parfois, pour un temps, les serviteurs de leurs esclaves. Tous participaient à des ripailles, buveries et autres orgies. Une explosion de débauche, de vice et de violence.

À partir du règne d’Aurélien, les Romains fêtent officiellement le Sol Invictus (soleil invaincu). Le jeune dieu solaire était sensé surgir d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né. Une légende qui fait évidemment écho à une autre naissance.

Chez les Celtes, chaque mois lunaire correspond à un arbre. Pendant cette période le sapin, arbre de vie - toujours vert en hiver - était au centre des festivités. Ils faisaient de grands feux pour lutter contre les ténèbres. Le sapin de Noël moderne, avec ses guirlandes et ses boules lumineuses, n’évoque-t-il pas un sapin en flamme ?
De plus, les femmes et les enfants décoraient un arbre de blé, de fruits et de fleurs.
Autre détail troublant, les Celtes évoquaient également le dieu Gargan, un bon géant portant une hotte remplie de cadeaux.

Les Germains et les Nordiques, aux traditions plus brutales, célébraient la tradition de Yule pour fêter le solstice. Ils décoraient également des arbres, mais avec les corps d’animaux et d’esclaves sacrifiés. Des fêtes en somme très joyeuses.
On retrouve également un personnage similaire au Père Noël. Hellequin chez les Germains et Odin, le dieu de la guerre des Vikings, qui récompensaient ou punissaient les enfants sage ou désobéissant. Je pense que les enfants scandinaves devaient avoir un comportement exemplaire face à la menace d’un père Noël aussi effrayant !

En fouillant un peu plus loin, on s’aperçoit que même dans les cultures d’Afrique et du Moyen Orient, existaient des rites assez similaires.
Une légende raconte que le dieu Baal fut sacrifié sur un sapin avant de ressusciter. La tradition veut que l’on décore un sapin d’or et d’argent afin de célébrer la renaissance du dieu.
Une histoire qui fait penser étrangement à un autre dieu crucifié.