La Libye antique

17 12 2007

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Toujours à l’affut d’une occasion pour lier l’histoire antique à l’actualité, je profite de la visite de Kadhafi en France pour vous parler de la Libye antique.

À l’Antiquité, pour les géographes grecques, la Libye désigne le désert s’étendant à l’ouest de la Vallée du Nil.

Au seuil du premier millénaire avant notre ère, les Phéniciens - peuples d’habiles navigateurs et commerçants issus du Liban actuel - cherchent de nouveaux débouchés en méditerranée.
Ils fondent plusieurs comptoirs à l’ouest de la Libye, sur la côte tripolitaine. Bientôt assujettis par les Carthaginois, trois comptoirs deviennent florissants : Tripoli, Sabratha et Leptis. Ces villes drainent toutes les richesses d’Afrique venues par caravanes du Niger ou du Sahara : or, ivoire, esclaves, pierres précieuses, plumes d’autruche…

Un peu plus tard, des Grecs émigrent en Libye pour fuir la sécheresse de leur île natale et fondent une nouvelle ville, Cyrène.

En 46 av. J.-C., la Libye devient Romaine. L’urbanisation des cités est repensée et le cordon commercial entre l’Afrique et l’Europe est sécurisée.
Les Romains transforment le pays en grenier de l’Empire. C’est aussi par ces marchants que Rome se fournit en animaux destinés au cirque.

Jusqu’à l’affaiblissement de l’Empire, la Libye est une région riche et prospère.

Lorsque Rome succombe sous le coup des barbares, la Libye est envahie par les Vandalles.
En 533 apr. J.-C., Byzance dans sa tentative de rétablir l’Empire, reconquiert la Libye. Mais le pays n’est plus que l’ombre de lui-même.

En 643, la Libye tombe définitivement sous le coup des conquérants arabes.




La Lionne de Guennol

10 12 2007

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Le 5 décembre dernier à New York, une statuette vieille de 5000 ans a été vendue aux enchères pour la modique somme de 57,2 millions de dollars !

La Lionne de Guennol, est qualifiée par les experts comme l’un des «chefs d’oeuvre majeurs de tous les temps ».

Elle provient de Mésopotamie. Plus exactement du Royaume d’Elam qui dominait la région du sud-ouest de l’Iran actuel.
C’est une petite figurine de 8 centimètres en pierre de magnésite, représentant un personnage mi-femme, mi-lionne.
On sait peu de choses sur cette sculpture. Elle symbolise probablement une divinité sous forme animale.

Tous les grands musées étaient au rendez-vous, mais c’est un amateur britannique qui l’a emporté.

Cette vente bat le record de 28,6 millions de dollars payés en juin dernier pour une statuette de 2000 ans, Artemis et le cerf.

On peut alors se demander si une oeuvre de cette importance n’aurait pas plus sa place dans un musée aux yeux du public, que dans une collection privée.

Toutefois, les recettes de la vente seront versées à une oeuvre caritative.




La tour de Babel

3 12 2007

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Le chiffre est tombé il y a quelques jours : 1,5 milliard d’individus sont capables de parler anglais. Soit un quart de la planète !
Mais les bureaux linguistiques anglais affirment qu’on n’en restera pas là. Ils estiment que ce chiffre devrait atteindre les 3 milliards d’ici à 10 ans !

En voyant ce chiffre renversant, je ne peux m’empêcher de penser à l’antique mythe de la tour de Babel.
La légende raconte que les premiers hommes parlaient tous la même langue. Afin de célébrer l’humanité, ils décidèrent de construire une immense tour qui monterait jusqu’aux cieux. Un édifice colossal capable de loger tous les Hommes dans une seule et même cité.
Mais la légende raconte que le puissant créateur - craignant que l’Homme soit ensuite capable de réaliser l’impossible - entra dans une grande colère. Pour punir l’humanité de sa vanité, il multiplia les langues afin que les hommes ne se comprennent plus.
Ainsi, la construction de Babel s’arrêta, et les hommes se dispersèrent sur la terre.

Une histoire aussi vieille que le monde, dont la première mention apparait dans les textes sumériens. Peuple issu de la basse Mésopotamie (Irak actuel), inventeur de l’architecture et de l’écriture.
L’Origine possible de ce mythe prend racine à Babylone. Il s’agirait d’Etemenanki («la maison fondement du ciel et de la terre»), une ziggourat (une pyramide à étage) dédiée au dieu Mardouk.
Il ne subsiste plus rien de cet édifice hormis son empreinte au sol.

La tour de Babel est évoquée dans la genèse :

Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. [...] Ils se dirent l’un à l’autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.

L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la Ville.

Gènese, chapitre 11 versets 1 à 9.